Pourquoi cours-tu ?
Au départ, j’étais parti pour faire un montage incroyable afin de refléter la superbe aventure vécue en février 2021. Vidéos , superbes effets, audios en mode récit épique, retouches de partout, je suis passé par tous mes états et questionnements… Et un matin, alors que je n’étais toujours pas satisfait du résultat, je me suis dit que le meilleur moyen de parler d’un personnage aussi simple est peut-être de le faire comme il se présente : simplement…
On est en 2020, une journée presque normale au travail. La pandémie mondiale amène quelques changements mais nos discussions entre collègues ne changent pas pour autant. Lors d’une discussion, Luca me demande ce que je fais en février 2021, moi pensant à une blague, un sujet lancé dans le vent je botte en touche et lui dis que je suis disponible…Il me parle alors des Canaries, de sa course, de son fils. C’est mon premier pas sans le savoir dans son univers.
Janvier 2021, je suis encore en Guadeloupe quand il me relance sur une éventuelle aventure aux Canaries, je commence à le prendre au mot et lui donne rendez-vous à mon retour.
Nous y voilà, le retour à la maison. Je vais chez lui et là, je pénètre un repaire sans aucune comparaison : des prix posés sur les marches de ses escaliers, dans son salon des photos d’exploits de courses, de superbes clichés.
On discute, plus on parle et plus je suis animé d’une seule question. Il me faut une réponse. La date est prise : Trans Gran Canaria nous voici pour deux semaines en immersion avec un homme hors du commun.
Vamos Luca Papi…..
Pourquoi tu cours ?
Nous sommes le 17 Février 2021, je m’étais déjà posé cette question et m’étais dit que ça devait être comme tous les autres, une envie de se dépasser mais j’étais au final loin du compte.
Arrivés aux Canaries, nous nous rendons compte qu’il y a quelque chose de différent , de singulier à son sujet. Le programme est chargé avant la course, quelques reconnaissances sur Tenerife, sur Gran Canaria. Il se prépare tranquillement, fait ses différents sacs et la veille du départ fait ses adieux à son fils. Jour de course, au petit matin, avec son camarade de course, il glisse et disparait dans la nuit. Malgré toute cette effervescence et toute cette pression , il n’est question pour lui que de relations humaines :
- Que ce soit Félix et son superbe restaurant introduit lors d’une course passée…Un lieu plein de charme et de simplicité que je ne peux que recommander.
- Eugéni, l’incarnation de la rivalité dans la course mais l’ami impossible à canaliser une fois celle-ci terminée. Ils ont d’ailleurs fini 3e ex aequo pour cette édition.
- Giancarlo et Pierre, les partenaires de parcours à l’abnégation reconnue.
- Stéphane, l’ange gardien, sans qui beaucoup de choses seraient impossibles…
Il y a bien une personne avec qui cela prend tout son sens : Vivien, 3 ans…
En regardant ce petit bout et la complicité entre ce père et son fils, les rapports lors du départ d’un simple entrainement et à son retour, la réponse à ma question me saute aux yeux. Cela ne peut pas être plus clair…. Cet homme court pour lui, pour le retrouver et partager des moments avant et après chaque course qui ne font que les rapprocher encore plus malgré cette absence causée par les enjeux sportifs.
En réalité, Luca est toujours le gagnant de sa propre course…
















































